Baisse du désir, la première cause de mes consultations.
Perte de l’envie, alors même que vous aimez toujours votre partenaire. Peut-être que vous vous en voulez. Peut-être que vous ne comprenez pas ce qui se passe.
La baisse de désir sexuel est la première cause de consultation en sexologie. Vous n’êtes donc pas seul(e) — et surtout, vous n’êtes pas anormal(e).
Baisse de libido ou baisse de désir : quelle différence ?
On confond souvent les deux. La libido, c’est l’énergie sexuelle de base — ce socle sur lequel le désir peut naître. Le désir, lui, c’est l’envie dirigée vers quelqu’un ou quelque chose. On peut avoir une libido intacte et ne plus ressentir de désir pour son partenaire. On peut aussi voir sa libido baisser sous l’effet de la fatigue, d’un médicament ou d’un changement hormonal, sans que cela remette en cause la relation.
Distinguer les deux permet déjà de mieux comprendre ce qu’on vit.
Quelles sont les causes d’une baisse de désir sexuel ?
Il n’existe jamais une cause unique. La perte de désir est presque toujours le résultat de plusieurs facteurs qui agissent simultanément.
Les causes physiques et hormonales
La fatigue chronique, les troubles du sommeil, certains médicaments — notamment certaines pilules contraceptives —, les changements hormonaux liés à la grossesse, à la maternité ou à la ménopause peuvent significativement diminuer le désir sexuel. Ce n’est pas psychologique : c’est physiologique.
Les causes psychologiques
Le stress, l’anxiété, une image corporelle négative, des pensées parasites pendant les moments intimes, une dépression non diagnostiquée, une histoire personnelle difficile avec la sexualité — tous ces éléments peuvent couper le désir aussi sûrement qu’un interrupteur.
Les causes relationnelles
Des conflits non résolus, une distance émotionnelle qui s’est installée, le sentiment de ne plus être désiré(e) ou de ne plus vraiment connaître l’autre, la routine qui a transformé la sexualité en obligation plutôt qu’en espace de plaisir partagé. La qualité du lien entre deux personnes est directement liée à leur désir.
La charge mentale et le quotidien
Impossible d’en parler sans nommer la charge mentale — cognitive, familiale, professionnelle. Quand le cerveau est en permanence en mode « liste de tâches », il lui est très difficile de basculer dans un espace de désir et de présence à l’autre.
La baisse de désir, ça ne veut pas dire ne plus aimer
C’est probablement la chose la plus importante à entendre : on peut aimer profondément quelqu’un et ne plus ressentir de désir spontané pour lui ou elle. L’amour et le désir sexuel sont deux choses distinctes, qui peuvent se dissocier, surtout dans une relation longue.
Cette confusion génère beaucoup de culpabilité et de souffrance, souvent inutile. La personne qui ne ressent plus de désir se dit qu’elle n’aime plus. Celle qui fait face à ce manque de désir se dit qu’elle n’est plus désirable. Les deux ont tort — ils ont simplement besoin de comprendre ce qui se passe.
Quand consulter un sexologue pour une baisse de libido ?
Il n’y a pas de règle absolue. Mais si la situation dure depuis plusieurs mois, si elle génère de la souffrance pour l’un ou l’autre, si elle commence à créer des tensions ou de l’évitement dans le couple , c’est le bon moment pour en parler à un professionnel.
Consulter un sexologue ou un thérapeute de couple pour une baisse de désir, ce n’est pas dramatiser. C’est prendre soin de quelque chose qui compte.
Conclusion
La perte de désir sexuel n’est pas une fatalité. Elle est souvent le signal que quelque chose mérite attention — en soi, dans la relation, ou les deux. Un accompagnement en sexologie permet d’explorer ces questions dans un cadre bienveillant, sans jugement, à votre rythme.
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